Si l'Ethiopie est aujourd'hui le cinquième plus gros producteur de café, elle occupe une place bien plus importante dans le coeur des amateurs de café : c'est tout d'abord le berceau de notre boisson préférée, là où les caféiers poussent naturellement depuis des milliers d'années et dans les conditions climatiques qui ont permis au caféier d'évoluer jusqu'à ce que nous connaissons aujourd'hui. De plus l'Ethiopie, riche d'une grande variété de terroirs et de savoir-faire, produit les exceptionnels café Moka dont la renommée est sans égal et que les amateurs s'arrachent. Du fait de son histoire, le café occupe une place très importante dans la société et la culture Éthiopiennes. Ainsi, "seulement" 50 à 60% de la production du pays est exportée, alors que cette proportion est souvent beaucoup plus importante dans les autres pays producteurs. Pour l'anecdote, les économistes utilisent parfois le café comme cas d'étude du produit d'export typique, car il est majoritairement produit au Sud et consommé au Nord. Les Éthiopiens eux consomment énormément de café au cours de véritables cérémonies qui tiennent un rôle central dans la vie sociale des communautés. Et ils ont bien raison de le faire, car les cafés Moka sont souvent d'une qualité exceptionnelle, bien qu'ils ne se ressemblent parfois pas du tout d'une région à l'autre du fait de la diversité des terroirs, des méthodes de culture et de préparation.
Le berceau de l'Arabica et ses cinq siècles de caféiculture

Un café de petits producteurs, souvent organique

Autant de saveurs que de terroirs
Car en effet on regroupe sous le terme de café Moka d'Ethiopie (à ne pas confondre avec la boisson de café au cacao aussi appelé moka) plusieurs terroirs aux caractéristiques très différentes tant au niveau du goût que des méthodes employées pour préparer le café vert. Les amateurs reconnaîtront notamment le Moka Sidamo, le Moka Harrar ou encore Yrgacheffe mais il en existe bien d'autres : Lekempti, Kochere, Guji, ou encore Djimmah. Au delà des terroirs, l'Ethiopie se distingue en utilisant les deux grandes méthodes de préparation du café : le lavage et le séchage. Avant d'être un grain prêt à torréfier, on doit en effet séparer la graine du fruit qui l'entoure et qu'on appelle la cerise de caféier. La méthode souvent considérée comme la plus noble est le lavage, qui consiste à retirer la pulpe du fruit et les enveloppes qui entourent la graine en plongeant le fruit entier dans l'eau. Les cerises sont triées puis les meilleures sont mises à fermenter pendant environ 12h dans des cuves, étape au cours de laquelle la pulpe des fruits va se ramollir et se détacher pour flotter, tandis que les grains coulent en fond de cuve et sont récupérés. Le lavage permet de développer des saveurs acidulées ainsi qu'un corps léger et floral comme dans le fameux Moka Sidamo ou Yrgacheffe. La région de Sidamo est située dans le centre du pays et contient la petite localité de Yrgacheffe, dont les petits producteurs avoisinants sont réputés pour produire de manière consistante certains des meilleurs cafés du monde. A l'Est du pays, on trouve la région de Harrar où est produit le non moins prestigieux Moka Harrar.

En résumé, les cafés éthiopiens offrent un très large éventail de saveurs, de méthodes de culture et de traitement, qui permettront à chaque amateur de café de trouver son bonheur. Si les Moka Harrar ou Djimmah plus corsés conviendront parfaitement pour les expressos, les amoureux du café filtre seront comblés par les prestigieux Sidamo et Yrgacheffe. Monexpresso vous propose de découvrir l'Ethiopie avec nos capsules Moka mariant différents crus en un subtil assemblage, notre café en grains Moka Sidamo Bio.
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